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La diplomatie sportive et son impact économique

Rapport 3810 2016 06 08 redim 2016 06 08CAE PresentationRapportDiplomatieSportive
 
 Le 8 juin, ma collègue Valérie Fourneyron ancienne ministre des sports et moi-même avons présenté notre rapport devant la Commission des affaires étrangères. (Voir la vidéo sur le site de l'Assemblée nationale)
 
Le sport est un révélateur de la marche du  monde. Il permet aux États de se mettre en  scène et fait l’objet d’une forte exploitation au service de doctrines d’État. On pense naturellement aux JO de Berlin en 1936, utilisés par le régime nazi pour valoriser son idéologie totalitaire de la supériorité aryenne. Mais pensons, plus proches de nous, à la « diplomatie des muscles », la «diplomatie virile» d’un Vladimir Poutine, qui a voulu les Jeux de Sotchi en 2014 et a veillé à leur mise en scène et à leur gigantisme pour illustrer le réveil de la Grande Russie. Ou aux tentatives des États-Unis de faire aujourd’hui le ménage dans les instances « corrompues » du sport mondial, fidèles en cela à leur idéologie de la « destinée manifeste ». Pensons également au Qatar qui a fait du sport l’un des piliers de sa stratégie nationale « Vision 2030 », pour exister sur la carte du monde.

 

La puissance de la France au XXIème siècle résultera de la conjugaison intelligente des différents leviers de l’influence et le sport est un de ces leviers...
La tenue de grands évènements sportifs internationaux contribue au rayonnement et à l’attractivité de notre pays et recèle des potentiels énormes de développement économique, social et environnemental. L’économie du sport représenterait près de 2 % du PIB mondial, avec une croissance des activités sportives de l’ordre de 4 %. Cette dynamique et l’ampleur des investissements publics offre des perspectives de croissance considérables pour les entreprises, avec des effets d’entrainement sur de nombreuses filières et dans les secteurs innovants. En France, le marché représenterait 275 000 emplois. Enfin, le sport occupe une place particulière dans toutes les sociétés car c’est l’activité humaine à la fois la plus répandue, la plus partagée et la plus fédératrice. Pour ces trois raisons, le sport est un moyen privilégié de conforter et d’élargir les positions de la France et son rayonnement.
 
Le rapport de la mission d’information est publié dans un contexte national riche en actualités sportives et marqué par la candidature de la ville de Paris pour accueillir les Jeux olympiques et paralympiques de 2024. Il entend toutefois contribuer à donner au sport une place autre que le simple commentaire des résultats et des décisions du monde sportif. Il s’attache à démontrer l’intérêt pour un pays comme le nôtre de dépasser les politiques ponctuelles pour structurer une diplomatie sportive complète et pérenne. Il formule à cet effet un certain nombre d’orientations devant permettre de mieux organiser notre diplomatie économique sportive, en France comme à l’étranger, et d’intégrer de manière pertinente et variée le levier sportif au sein de notre diplomatie globale.
 
 

Une impérieuse nécessité, la lutte contre les déficits !

Le redressement des comptes publics est en cours mais il ne pourra venir que de réformes ambitieuses et pérennes.  Ces trente dernières années, trop souvent, nous avons fait les choix de la facilité, travailler toujours moins, déresponsabiliser toujours plus, excuser toujours tout, dépenser toujours davantage.

Augmenter les impôts n’est pas la solution, pas plus que de recourir à l’endettement car très rapidement c’est la France qui va s’appauvrir. Nous n’avons plus le droit de laisser à notre jeunesse la facture de notre laisser-aller.